L’Union des villes suisses reste cosignataire de la feuille de route pour la mobilité électrique
La décarbonisation du trafic motorisé est un levier majeur pour atteindre, d’ici 2050, la neutralité carbone en Suisse inscrite dans la loi. Pour les villes, il est essentiel que la propulsion électrique s’impose rapidement dans tous les segments de véhicules, des voitures de tourisme aux véhicules utilitaires en passant par les bus. Outre la réduction des émissions de CO₂, la mobilité électrique en milieu urbain, associée à des limitations de vitesse de 20 et 30 km/h, participe de manière significative à l’atténuation des nuisances sonores.
La décarbonisation des transports ne doit toutefois pas se limiter au remplacement des voitures à moteur fossile par des véhicules électriques. Une telle approche ne contribuerait pas à optimiser l’espace et n’ouvrirait pas de nouvelles perspectives d’aménagement dans le cadre du développement de l’espace public – un objectif central du développement vers l’intérieur de qualité dans les villes et les agglomérations. L’électrification du transport routier ne doit donc pas être considérée uniquement comme un programme axé sur le renouvellement du parc automobile, mais comme un élément d’un processus de transformation global visant à promouvoir des modes de mobilité plus économes en espace. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de disposer à la fois de possibilités de recharge dans le domaine privé, par exemple au domicile ou sur le lieu de travail, et de bornes de recharge accessibles au public.
En signant la feuille de route pour la mobilité électrique, les représentant·e·s de l’économie et des pouvoirs publics s’engagent à promouvoir ensemble le développement de la mobilité électrique en Suisse. La feuille de route vise à encourager la mobilité électrique par des mesures volontaires coordonnées, une communication directe et des interactions étroites entre les parties prenantes et la Confédération. Dans la phase actuelle, qui s’étend jusqu’en 2030, l’Union des villes suisses assume un rôle de soutien et de mise en réseau dans divers domaines. À cet effet, elle s’appuie sur le réseau existant des villes au sein de ses instances, notamment la Conférence des villes pour la mobilité (CVM) et le groupe d’experts des ingénieurs des villes et des communes (GE IVC). L’Union des villes suisse encourage également les échanges interdisciplinaires entre ses membres et d’autres acteurs sélectionnés de la feuille de route pour la mobilité électrique, selon les thématiques et les besoins identifiés.
En 2018, l’Union des villes suisses comptait parmi les premiers signataires de la feuille de route pour la mobilité électrique et a ainsi soutenu cette initiative en tant que partenaire dès le début. La feuille de route pour la mobilité électrique a été lancée par le DETEC et est coordonnée par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et l’Office fédéral des routes (OFROU).
